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Comment Vivre au Quotidien avec des Douleurs Chroniques ?

Senior vivant avec des douleurs chroniques au quotidien





À Retenir

Même si la douleur chronique senior persiste, il est possible d'en réduire l'impact et d'améliorer significativement la qualité de vie douleur.
Une approche globale mêlant mouvement adapté, aménagements du quotidien, gestion émotionnelle et accompagnement médical permet de reprendre le contrôle.
L'objectif n'est pas forcément de faire disparaître totalement la douleur, mais d'apprendre à vivre avec douleurs chroniques sans qu'elle ne dicte chaque aspect de votre vie.

Essentiel

• Ne pas rester immobile : le mouvement doux est thérapeutique
• Ne pas s'isoler : le soutien social est crucial
• Adapter son rythme sans renoncer à tout
• Se faire accompagner par des professionnels
• Accepter que certains jours soient plus difficiles
• La gestion douleur chronique est un apprentissage progressif

1. Comprendre la Douleur Chronique

La douleur chronique dure plus de trois mois et impacte profondément le corps, le mental et la vie sociale.

Définition et Caractéristiques

Qu'est-ce qu'une douleur chronique ?

Durée : persiste au-delà de 3-6 mois
Différence avec douleur aiguë :
Aiguë = signal d'alarme utile (blessure récente)
Chronique = douleur qui perdure sans fonction protectrice claire
Système nerveux « sensibilisé »

Prévalence chez seniors :
30-50% des personnes > 65 ans
Encore plus fréquent en institution
Sous-diagnostiquée et sous-traitée

Types courants chez seniors :

Arthrose :
Douleur articulaire mécanique
Genoux, hanches, mains, colonne
Raideur matinale
Aggravée par l'activité

Lombalgies chroniques :
Mal de dos persistant
Souvent multifactoriel
Impact sur mobilité

Neuropathies :
Douleur nerveuse (brûlures, fourmillements, décharges)
Diabète, zona, compression nerveuse
Parfois résistante aux antalgiques classiques

Polyarthrite, fibromyalgie :
Maladies inflammatoires ou syndrome douloureux diffus
Fatigue associée importante
Multiples localisations

Douleurs post-chirurgicales :
Persistant après opération
Cicatrices, adhérences

Cancer et traitements :
Douleur de la maladie elle-même
Effets secondaires des traitements

Le Cercle Vicieux de la Douleur Chronique

Comment la douleur s'auto-entretient :

Douleur → Immobilité :
On bouge moins pour éviter de souffrir
Raidissement articulaire et musculaire
Déconditionnement physique
Faiblesse accrue

Immobilité → Plus de douleur :
Raideur douloureuse
Muscles affaiblis = moins de soutien
Prise de poids possible = surcharge articulaire

Douleur → Stress, anxiété :
Peur de bouger (kinésiophobie)
Anticipation anxieuse
Rumination mentale

Stress → Amplification douleur :
Tension musculaire accrue
Seuil de douleur abaissé
Hypervigilance corporelle

Douleur → Sommeil perturbé :
Difficultés d'endormissement
Réveils nocturnes
Sommeil non réparateur

Manque sommeil → Plus de douleur :
Fatigue chronique
Seuil de douleur diminué
Récupération insuffisante
Irritabilité

Douleur → Isolement social :
Annulation d'activités
Retrait progressif
Sentiment d'incompréhension

Isolement → Dépression → Douleur :
Perte de sens
Rumination
Amplification de la perception douloureuse

Comprendre ce cercle est essentiel :
• Permet de ne pas se culpabiliser
• Identifie les points d'intervention
• Justifie approche multidimensionnelle
• Redonne espoir : on peut casser le cercle

Impact Global sur la Vie

Physique :
• Limitation mobilité
• Fatigue chronique
• Déconditionnement
• Troubles du sommeil
• Perte d'appétit parfois

Psychologique :
• Anxiété, dépression (50% des cas)
• Perte d'estime de soi
• Sentiment d'impuissance
• Frustration, colère
• Peur de l'avenir

Social :
• Isolement progressif
• Perte de rôle social
• Difficultés familiales
• Arrêt ou réduction activités
• Incompréhension de l'entourage

Qualité de vie globalement affectée :
• Autonomie réduite
• Plaisirs diminués
• Projets abandonnés
• Sentiment de « survivre » plutôt que « vivre »

Consultation médicale pour douleurs chroniques

2. Adapter Son Quotidien Concrètement

Des ajustements simples et progressifs permettent de préserver l'énergie et réduire l'impact de la douleurs chroniques quotidien.

Gestion de L'énergie (Pacing)

Principe du pacing :

Équilibrer activité et repos
Fractionner les tâches
Respecter ses limites sans les anticiper
Éviter le "boom-bust" (tout faire les bons jours, s'effondrer ensuite)

Concrètement :

Planifier la journée :
Identifier tâches prioritaires
Répartir sur la semaine
Alterner activités exigeantes et légères
Prévoir pauses régulières

Fractionner les activités :
Ménage en plusieurs fois
15 min de rangement plutôt que 2h d'un coup
Courses en plusieurs petits trajets si possible
Jardinage par sessions courtes

Respecter les signaux du corps :
Augmentation douleur = pause
Fatigue = repos avant épuisement
Ne pas « tenir coûte que coûte »

Pauses programmées :
Toutes les 30-45 min d'activité
Même si on se sent bien (prévention)
5-10 min suffisent
S'asseoir, s'allonger, changer de position

Bons jours ≠ libre service :
Ne pas tout faire d'un coup
Garder un rythme stable
Éviter l'épuisement du lendemain

Pour optimiser votre gestion du sommeil face à la douleur, consultez pourquoi le sommeil est crucial dans la gestion de la douleur chronique.

Aménagements du Domicile

Ergonomie et accessibilité :

Hauteur des surfaces :
Plan de travail adapté (éviter de se pencher)
Lit à bonne hauteur (entrée/sortie facile)
Chaise avec accoudoirs (aide au lever)
Rehausseur WC si besoin

Réduction des efforts :
Objets usuels à portée de main
Pas d'étagères hautes
Tabouret dans douche
Barres d'appui salle de bain
Poignées facilement préhensibles

Organisation optimisée :
Éviter allers-retours inutiles
Ranger par zones d'utilisation
Chariot à roulettes pour transporter
Outils ergonomiques (ouvre-bocaux, et cetera)

Confort articulaire :
Bon matelas (ni trop mou ni trop dur)
Coussins de soutien
Tapis antidérapants
Bon éclairage (éviter chutes)

Température :
Maintien chaleur si arthrose
Éviter courants d'air
Chauffage suffisant

Adaptation des Gestes Quotidiens

Protection articulaire :

Postures :
Dos droit autant que possible
Plier genoux pour ramasser (pas le dos)
Porter près du corps
Éviter torsions du tronc
Changer régulièrement de position

Techniques économes :
Pousser plutôt que tirer
Utiliser les deux mains
Rouler plutôt que soulever
Surfaces glissantes pour déplacer objets

Aides techniques :
Pinces de préhension longues
Enfile-boutons, chausse-pieds
Couverts ergonomiques
Ouvre-bocaux automatiques
Caddie à roulettes

Habillement :
Vêtements faciles à enfiler
Velcros plutôt que boutons si dextérité réduite
Chaussures sans lacets (scratchs, élastiques)
Chausse-pied long

Hygiène :
Douche plutôt que bain (plus facile)
Siège de douche
Douchette à main
Tapis antidérapant
Barre d'appui

Planification des Activités

Garder une vie sociale et des loisirs :

Adapter, ne pas renoncer :
Sorties plus courtes mais régulières
Activités assises (théâtre, cinéma, restaurant)
Visites chez soi si déplacements difficiles
Clubs, associations adaptés

Choisir moments favorables :
Généralement milieu/fin de matinée
Après prise d'antalgiques si besoin
Éviter heures de forte douleur

Préparer sorties :
Vérifier accessibilité (parking proche, ascenseur, et cetera)
Prévoir pauses
Ne pas hésiter à utiliser aides (canne, fauteuil roulant si besoin)
Informer accompagnants de ses limites

Accepter compromis :
Partir plus tôt que prévu si fatigue
Déléguer certaines tâches
Demander de l'aide sans culpabilité

Maintenir hobbies :
Lecture
Mots croisés, jeux de société
Musique
Jardinage adapté
Travaux manuels légers
Peinture, dessin
Tout ce qui maintient le moral et l'engagement

3. Bouger Malgré la Douleur

L'activité physique guérison douce et adaptée aide à réduire certaines douleurs et prévenir le déconditionnement.

Pourquoi Bouger Est Essentiel

Bénéfices prouvés :

Réduction de la douleur :
Libération endorphines (antalgiques naturels)
Désensibilisation progressive
Amélioration circulation
Réduction inflammation

Maintien capacités physiques :
Prévention fonte musculaire
Préservation mobilité articulaire
Force et équilibre maintenus
Autonomie préservée

Bienfaits psychologiques :
Humeur améliorée
Sentiment de contrôle retrouvé
Estime de soi renforcée
Meilleur sommeil
Réduction anxiété/dépression

Prévention complications :
Risque cardiovasculaire réduit
Ostéoporose prévenue
Chutes moins fréquentes
Poids maîtrisé

Craintes à dépasser :
• « J'ai peur d'aggraver » → mouvement adapté ne détériore pas
• « Ça va faire mal » → temporairement peut-être, mais bénéfique à terme
• « Je suis trop fatigué » → l'activité donne de l'énergie
• « C'est trop tard » → jamais trop tard pour bouger

Activités Physiques Adaptées

Activités recommandées :

Marche :
Accessible à presque tous
Commencer 5-10 min/jour
Augmenter progressivement
Terrain plat au début
Bâtons de marche nordique (aide équilibre, soulage articulations)
En intérieur (centre commercial) si météo défavorable

Aquagym, natation :
Portance de l'eau soulage articulations
Résistance douce renforce muscles
Température chaude apaisante
Mouvements facilités
Adapté arthrose, fibromyalgie

Gymnastique douce, stretching :
Cours adaptés seniors
Amplitude articulaire maintenue
Assouplissement progressif
Renforcement doux

Tai chi, qi gong :
Mouvements lents et contrôlés
Équilibre, coordination
Dimension méditative (gestion stress)
Très adapté douleurs chroniques
Nombreuses études positives

Yoga doux, yoga sur chaise :
Postures adaptées
Respiration
Relaxation
Souplesse et force

Vélo, vélo d'appartement :
Pas d'impact au sol
Adapté genoux arthrosiques
Cardio doux

Exercices à domicile :
Programmes personnalisés kiné
Vidéos adaptées
Élastiques, petits poids
Exercices au sol (avec tapis)

Comment commencer :

1. Avis médical : toujours consulter avant
2. Professionnel adapté : kiné, éducateur APA
3. Très progressif : 5 min → 10 min → 15 min sur plusieurs semaines
4. Régularité : 3-5 fois/semaine mieux que 1 fois longtemps
5. Écoute du corps : douleur tolérable OK, aiguë = STOP
6. Adapter selon jours : version douce les mauvais jours
7. Patience : bénéfices après 4-8 semaines

Gérer la Douleur Pendant L'exercice

Avant l'activité :
• Échauffement doux 5-10 min
• Antalgique si prescrit (30-60 min avant)
• Chaleur locale si arthrose (douche chaude, bouillotte)

Pendant l'activité :
• Douleur légère acceptable (3-4/10)
• Douleur forte (> 5/10) = réduire intensité ou arrêter
• Respiration régulière
• Pauses si besoin
• Hydratation

Après l'activité :
• Retour au calme progressif
• Étirements doux
• Glace si inflammation (15-20 min)
• Repos
• Normal d'avoir courbatures lendemain (si modérées)

Principe de la règle des 2 heures :
• Si douleur augmentée > 2h après activité → trop intense
• Réduire durée ou intensité prochaine fois
• Ajuster progressivement

4. Gestion Émotionnelle et Mentale

La dimension psychologique de la gestion douleur chronique est aussi importante que les aspects physiques.

Acceptation et Adaptation

Processus d'acceptation :

Ne signifie PAS résignation
Accepter ≠ aimer la situation
C'est reconnaître la réalité pour mieux agir

Étapes fréquentes :
1. Déni, choc
2. Colère, révolte
3. Marchandage (« si je fais ça, ça ira mieux »)
4. Tristesse, dépression
5. Acceptation, adaptation

• Pas linéaire, va-et-vient possible
• Normal et légitime
• Accompagnement psychologique aide

Adaptation constructive :
• Identifier ce qui reste possible
• Se fixer objectifs réalistes
• Célébrer petites victoires
• Redéfinir son identité au-delà de la douleur
• Trouver nouveau sens, nouveaux plaisirs

Techniques de Gestion du Stress et Relaxation

Respiration :
• Cohérence cardiaque (5 min, 3x/jour)
• Respiration abdominale
• Réduit stress et tension musculaire
• Outil disponible partout

Relaxation musculaire progressive (Jacobson) :
• Contracter puis relâcher chaque groupe musculaire
• Prend conscience des tensions
• Apprend à relâcher
• 15-20 min/jour

Méditation de pleine conscience :
• Observer sensations sans jugement
• Accepter la douleur sans lutter
• Réduire catastrophisme
• Applications guidées disponibles
• Programmes MBSR (réduction stress)
• Études montrent efficacité douleur chronique

Visualisation, imagerie mentale :
• Imaginer lieux agréables, apaisants
• Visualiser la douleur qui diminue
• Créer « refuge mental »

Hypnose :
• Auto-hypnose ou avec thérapeute
• Efficace pour certaines douleurs
• Modification perception

Distraction :
• Activités absorbantes
• Loisirs, passions
• Vie sociale
• Détourne attention de la douleur

Restructuration Cognitive

Pensées automatiques négatives fréquentes :
• « C'est insupportable »
• « Ça ne s'améliorera jamais »
• « Je ne peux plus rien faire »
• « C'est de ma faute »
• « Les autres ne comprennent pas »

Ces pensées amplifient la souffrance

Technique de restructuration (TCC) :

1. Identifier la pensée
2. Examiner les preuves : est-ce vraiment vrai ?
3. Reformuler de façon réaliste :
« C'est difficile mais je trouve des stratégies »
« Certains jours sont meilleurs »
« Je peux encore faire certaines choses »
« C'est une maladie, pas ma faute »
« Certains comprennent, je peux trouver du soutien »

4. Observer l'effet sur émotions et douleur

• Psychologue TCC peut guider
• Carnet de pensées utile

Activité physique douce pour soulager les douleurs chroniques

5. se Faire Accompagner Médicalement

Une prise en charge médicale globale et multidisciplinaire améliore significativement la qualité de vie douleur.

L'équipe Pluridisciplinaire

Médecin traitant :
• Coordination des soins
• Prescriptions de base
• Orientation vers spécialistes
• Suivi global
• Écoute et soutien

Médecin de la douleur (algologue) :
• Évaluation spécialisée
• Traitements spécifiques
• Ajustement thérapeutique
• Techniques interventionnelles si besoin

Rhumatologue, neurologue (selon cause) :
• Diagnostic précis
• Traitement de la pathologie causale
• Suivi évolution

Kinésithérapeute :
• Rééducation
• Exercices adaptés
• Techniques manuelles
• Éducation thérapeutique
• Massages, physiothérapie

Psychologue :
• Gestion émotionnelle
• TCC, ACT
• Soutien moral
• Travail sur acceptation

Ergothérapeute :
• Aménagements domicile
• Aides techniques
• Réentraînement activités quotidiennes

Éducateur APA :
• Programme exercices personnalisé
• Encadrement activité physique
• Motivation

Autres :
• Diététicien (si poids problématique)
• Assistant social (aides, droits)
• Infirmier (soins, éducation)
• Sophrologue, hypnothérapeute

Centres de la Douleur

Qu'est-ce que c'est ?
• Structures hospitalières spécialisées
• Équipes pluridisciplinaires dédiées
• Prise en charge globale
• Présents dans toute la France

Pour qui ?
• Douleurs chroniques rebelles
• Échec traitements habituels
• Impact important qualité de vie
• Besoin évaluation approfondie
• Orientation par médecin traitant

Qu'y fait-on ?
• Consultation initiale longue (1h+)
• Évaluation multidimensionnelle
• Proposition plan personnalisé
• Éducation thérapeutique
• Programmes de réhabilitation
• Techniques spécifiques (blocs, neurostimulation, et cetera)
• Suivi régulier

Délais :
• Variables selon centres
• Parfois plusieurs mois d'attente
• S'inscrire tôt
• Ne pas hésiter à consulter

Trouver un centre :
• Site de la SFETD (Société Française d'Étude et de Traitement de la Douleur)
• Demander à son médecin

Traitements Médicamenteux et Non Médicamenteux

Médicaments :

Antalgiques classiques :
Paracétamol (palier 1)
Opioïdes faibles/forts (paliers 2-3)
Utilisation raisonnée chez seniors
Effets secondaires à surveiller

Anti-inflammatoires (AINS) :
Efficaces mais risques chez seniors (rein, estomac, cœur)
Durée limitée
Surveillance

Douleurs neuropathiques :
Antiépileptiques (gabapentine, prégabaline)
Antidépresseurs (amitriptyline, duloxétine)
Patches de lidocaïne

Autres :
Relaxants musculaires
Corticoïdes (ponctuel)
Applications locales (crèmes, patchs)

Important :
• Pas d'automédication
• Respect doses et durées
• Signaler effets secondaires
• Réévaluation régulière
• Polymédication à éviter

Techniques non médicamenteuses :

Physiothérapie :
Chaleur (arthrose)
Froid (inflammation)
TENS (neurostimulation électrique transcutanée)
Ultrasons

Infiltrations :
Corticoïdes locaux
Acide hyaluronique (articulations)
Soulagement temporaire

Acupuncture :
Efficacité variable
Peu d'effets secondaires
À essayer

Thérapies manuelles :
Ostéopathie
Chiropractie
Massages

Techniques interventionnelles (si autres échecs) :
Blocs nerveux
Radiofréquence
Neurostimulation médullaire
Pompes intrathécales
Réservées à cas sélectionnés

6. Soutien Social et Entourage

Ne pas rester isolé est crucial pour vivre avec douleurs chroniques.

Communiquer avec Ses Proches

Difficultés fréquentes :
• Douleur invisible
• Incompréhension (« tu as toujours mal ? »)
• Sentiment d'être un fardeau
• Culpabilité
• Retrait pour ne pas ennuyer

Comment mieux communiquer :

Expliquer clairement :
Nature de la douleur
Impact sur quotidien
Jours avec/sans
Limitations

Exprimer besoins :
Type d'aide souhaité
Moments difficiles
Ce qui soulage

Dire aussi ce qu'on peut faire :
Capacités préservées
Envie de participer
Garder rôle actif

Accepter l'aide :
Sans culpabilité
Réciprocité possible autrement
Remercier

Partager aussi les bons moments :
Ne parler que de douleur isole
Garder autres sujets
Rire ensemble
Projets communs adaptés

Groupes de Soutien et Associations

Bénéfices :
• Rencontrer personnes dans même situation
• Se sentir compris
• Partager expériences, astuces
• Sortir de l'isolement
• Information sur droits, aides
• Activités adaptées

Où trouver :
• Associations de patients (selon pathologie)
• Groupes dans centres douleur
• Réseaux sociaux, forums en ligne
• Mairies, CCAS
• Mutuelles

Formats :
• Groupes de parole
• Ateliers pratiques (relaxation, activité physique)
• Sorties, activités culturelles
• Permanences d'information
• Rencontres individuelles

En ligne :
• Forums spécialisés
• Groupes Facebook
• Permet échanges même si mobilité réduite
• Attention aux informations : vérifier sources

Soutien aux Aidants

L'entourage aussi souffre :
• Fatigue
• Sentiment d'impuissance
• Frustration
• Inquiétude
• Charge mentale et physique

Important pour les aidants :
• Prendre soin de soi
• S'accorder pauses
• Demander aide extérieure
• Groupes de soutien aidants
• Formation aidants
• Reconnaissance de leur rôle

Ressources :
• Plateformes d'accompagnement aidants
• Répit (accueil de jour, séjours temporaires)
• Aides financières possibles
• Psychologue

7. Droits et Aides Disponibles

Plusieurs dispositifs peuvent soutenir les personnes vivant avec des douleurs chroniques.

Reconnaissance du Handicap

Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) :

RQTH (Reconnaissance Qualité Travailleur Handicapé) :
Si encore en activité
Aménagements poste
Aides à l'emploi

AAH (Allocation Adulte Handicapé) :
Si incapacité de travailler
Ressources limitées
Taux d'incapacité ≥ 80% ou 50-79% + restriction substantielle emploi

PCH (Prestation Compensation Handicap) :
Aide humaine
Aides techniques
Aménagement logement/véhicule
Avant 60 ans OU handicap avant 60 ans

Carte Mobilité Inclusion (CMI) :
Stationnement
Priorité
Invalidité

Dossier MDPH :
• Formulaire + certificat médical
• Délais traitement 4-6 mois
• Commission décisionnelle
• Recours possible si refus

Aides Spécifiques Seniors

APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) :
• À partir de 60 ans
• Selon degré de dépendance (GIR 1-4)
• Aide humaine
• Aides techniques
• Aménagement domicile
• Demande au CCAS ou Conseil Départemental

Aides ménagères :
• Services d'aide à domicile
• Ménage, courses, repas
• Tarifs selon ressources
• CCAS, caisses retraite, mutuelles

Téléassistance :
• Bracelet/médaillon d'urgence
• Sécurité à domicile
• Prise en charge partielle possible

Portage repas :
• Si difficulté à cuisiner
• Tarif social possible

Transports :
• Services de transport adapté
• Accompagnement consultations médicales
• Selon départements

Autres Aides et Démarches

Caisses de retraite :
• Aides au logement
• Aides techniques
• Séjours de répit
• Contact conseiller retraite

Mutuelles :
• Forfaits prévention
• Aides optique, dentaire, audioprothèses
• Cures thermales
• Médecines douces
• Vérifier contrat

Action Logement (ex 1% patronal) :
• Aides pour travaux adaptation
• Si salarié ou retraité récent

ANAH (Agence Nationale Habitat) :
• Subventions travaux amélioration
• Adaptation handicap/vieillissement
• Selon ressources

Déductions fiscales :
• Emploi à domicile (crédit d'impôt 50%)
• Frais d'hébergement EHPAD
• Dépenses de santé (si dépassement)

Où se renseigner :
• CCAS (Centre Communal Action Sociale)
• CLIC (Centre Local Information Coordination gérontologique)
• France Services
• Assistante sociale hôpital/clinique
• Conseiller caisse retraite

La douleur chronique se gère mieux lorsqu'on n'est pas seul.
Une approche globale, un entourage bienveillant et des professionnels compétents font toute la différence pour retrouver une qualité de vie acceptable.

Spécialiste de la douleur
Relaxation pour mieux gérer la douleur chronique

FAQ

Peut-on améliorer son quotidien malgré une douleur chronique ?

Oui, absolument.
Grâce à des stratégies adaptées (gestion de l'énergie, aménagements du domicile, activité physique douce progressive) et un accompagnement pluridisciplinaire (médecins, kinés, psychologues), il est possible de réduire significativement l'impact de la douleur sur la vie quotidienne.
L'objectif n'est pas forcément de supprimer totalement la douleur, mais d'apprendre à vivre avec elle sans qu'elle ne dicte chaque aspect de votre existence.
De nombreuses personnes parviennent à retrouver une qualité de vie satisfaisante.

Faut-il continuer à bouger quand on a mal ?

Oui, avec des activités adaptées et une progression très douce.
Le repos prolongé et l'immobilité aggravent généralement la douleur chronique en provoquant raideur, fonte musculaire et déconditionnement.
L'activité physique douce (marche, aquagym, tai chi, yoga adapté, gymnastique douce) libère des endorphines naturelles, maintient la mobilité et améliore l'humeur.
L'important est de commencer très progressivement (5-10 minutes), d'augmenter par paliers, et d'accepter qu'une légère douleur pendant l'exercice (3-4/10) soit normale.
Un kinésithérapeute ou éducateur en Activité Physique Adaptée peut vous guider.

Qui consulter pour une douleur chronique ?

Commencez par votre médecin traitant qui coordonnera les soins et vous orientera.
En cas de douleur rebelle ou d'impact important sur votre qualité de vie, une consultation dans un centre de la douleur (structure hospitalière spécialisée avec équipe pluridisciplinaire) est recommandée.
L'équipe idéale comprend : médecin algologue, kinésithérapeute, psychologue, parfois ergothérapeute et éducateur en activité physique adaptée.
Un rhumatologue ou neurologue peut aussi être consulté selon la cause.
N'hésitez pas à demander de l'aide : la douleur chronique se gère mieux avec un accompagnement spécialisé.

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