Comment Vivre au Quotidien avec des Douleurs Chroniques ?
Sommaire
- À Retenir
- Essentiel
- 1. Comprendre la Douleur Chronique
- Définition et Caractéristiques
- Le Cercle Vicieux de la Douleur Chronique
- Impact Global sur la Vie
- 2. Adapter Son Quotidien Concrètement
- Gestion de L'énergie (Pacing)
- Aménagements du Domicile
- Adaptation des Gestes Quotidiens
- Planification des Activités
- 3. Bouger Malgré la Douleur
- Pourquoi Bouger Est Essentiel
- Activités Physiques Adaptées
- Gérer la Douleur Pendant L'exercice
- 4. Gestion Émotionnelle et Mentale
- Acceptation et Adaptation
- Techniques de Gestion du Stress et Relaxation
- Restructuration Cognitive
- 5. se Faire Accompagner Médicalement
- L'équipe Pluridisciplinaire
- Centres de la Douleur
- Traitements Médicamenteux et Non Médicamenteux
- 6. Soutien Social et Entourage
- Communiquer avec Ses Proches
- Groupes de Soutien et Associations
- Soutien aux Aidants
- 7. Droits et Aides Disponibles
- Reconnaissance du Handicap
- Aides Spécifiques Seniors
- Autres Aides et Démarches
- FAQ
À Retenir
Même si la douleur chronique senior persiste, il est possible d'en réduire l'impact et d'améliorer significativement la qualité de vie douleur.
Une approche globale mêlant mouvement adapté, aménagements du quotidien, gestion émotionnelle et accompagnement médical permet de reprendre le contrôle.
L'objectif n'est pas forcément de faire disparaître totalement la douleur, mais d'apprendre à vivre avec douleurs chroniques sans qu'elle ne dicte chaque aspect de votre vie.
Essentiel
• Ne pas rester immobile : le mouvement doux est thérapeutique
• Ne pas s'isoler : le soutien social est crucial
• Adapter son rythme sans renoncer à tout
• Se faire accompagner par des professionnels
• Accepter que certains jours soient plus difficiles
• La gestion douleur chronique est un apprentissage progressif
1. Comprendre la Douleur Chronique
La douleur chronique dure plus de trois mois et impacte profondément le corps, le mental et la vie sociale.
Définition et Caractéristiques
Qu'est-ce qu'une douleur chronique ?
• Durée : persiste au-delà de 3-6 mois
• Différence avec douleur aiguë :
Aiguë = signal d'alarme utile (blessure récente)
Chronique = douleur qui perdure sans fonction protectrice claire
Système nerveux « sensibilisé »
• Prévalence chez seniors :
30-50% des personnes > 65 ans
Encore plus fréquent en institution
Sous-diagnostiquée et sous-traitée
Types courants chez seniors :
• Arthrose :
Douleur articulaire mécanique
Genoux, hanches, mains, colonne
Raideur matinale
Aggravée par l'activité
• Lombalgies chroniques :
Mal de dos persistant
Souvent multifactoriel
Impact sur mobilité
• Neuropathies :
Douleur nerveuse (brûlures, fourmillements, décharges)
Diabète, zona, compression nerveuse
Parfois résistante aux antalgiques classiques
• Polyarthrite, fibromyalgie :
Maladies inflammatoires ou syndrome douloureux diffus
Fatigue associée importante
Multiples localisations
• Douleurs post-chirurgicales :
Persistant après opération
Cicatrices, adhérences
• Cancer et traitements :
Douleur de la maladie elle-même
Effets secondaires des traitements
Le Cercle Vicieux de la Douleur Chronique
Comment la douleur s'auto-entretient :
• Douleur → Immobilité :
On bouge moins pour éviter de souffrir
Raidissement articulaire et musculaire
Déconditionnement physique
Faiblesse accrue
• Immobilité → Plus de douleur :
Raideur douloureuse
Muscles affaiblis = moins de soutien
Prise de poids possible = surcharge articulaire
• Douleur → Stress, anxiété :
Peur de bouger (kinésiophobie)
Anticipation anxieuse
Rumination mentale
• Stress → Amplification douleur :
Tension musculaire accrue
Seuil de douleur abaissé
Hypervigilance corporelle
• Douleur → Sommeil perturbé :
Difficultés d'endormissement
Réveils nocturnes
Sommeil non réparateur
• Manque sommeil → Plus de douleur :
Fatigue chronique
Seuil de douleur diminué
Récupération insuffisante
Irritabilité
• Douleur → Isolement social :
Annulation d'activités
Retrait progressif
Sentiment d'incompréhension
• Isolement → Dépression → Douleur :
Perte de sens
Rumination
Amplification de la perception douloureuse
Comprendre ce cercle est essentiel :
• Permet de ne pas se culpabiliser
• Identifie les points d'intervention
• Justifie approche multidimensionnelle
• Redonne espoir : on peut casser le cercle
Impact Global sur la Vie
Physique :
• Limitation mobilité
• Fatigue chronique
• Déconditionnement
• Troubles du sommeil
• Perte d'appétit parfois
Psychologique :
• Anxiété, dépression (50% des cas)
• Perte d'estime de soi
• Sentiment d'impuissance
• Frustration, colère
• Peur de l'avenir
Social :
• Isolement progressif
• Perte de rôle social
• Difficultés familiales
• Arrêt ou réduction activités
• Incompréhension de l'entourage
Qualité de vie globalement affectée :
• Autonomie réduite
• Plaisirs diminués
• Projets abandonnés
• Sentiment de « survivre » plutôt que « vivre »
2. Adapter Son Quotidien Concrètement
Des ajustements simples et progressifs permettent de préserver l'énergie et réduire l'impact de la douleurs chroniques quotidien.
Gestion de L'énergie (Pacing)
Principe du pacing :
• Équilibrer activité et repos
• Fractionner les tâches
• Respecter ses limites sans les anticiper
• Éviter le "boom-bust" (tout faire les bons jours, s'effondrer ensuite)
Concrètement :
• Planifier la journée :
Identifier tâches prioritaires
Répartir sur la semaine
Alterner activités exigeantes et légères
Prévoir pauses régulières
• Fractionner les activités :
Ménage en plusieurs fois
15 min de rangement plutôt que 2h d'un coup
Courses en plusieurs petits trajets si possible
Jardinage par sessions courtes
• Respecter les signaux du corps :
Augmentation douleur = pause
Fatigue = repos avant épuisement
Ne pas « tenir coûte que coûte »
• Pauses programmées :
Toutes les 30-45 min d'activité
Même si on se sent bien (prévention)
5-10 min suffisent
S'asseoir, s'allonger, changer de position
• Bons jours ≠ libre service :
Ne pas tout faire d'un coup
Garder un rythme stable
Éviter l'épuisement du lendemain
Pour optimiser votre gestion du sommeil face à la douleur, consultez pourquoi le sommeil est crucial dans la gestion de la douleur chronique.
Aménagements du Domicile
Ergonomie et accessibilité :
• Hauteur des surfaces :
Plan de travail adapté (éviter de se pencher)
Lit à bonne hauteur (entrée/sortie facile)
Chaise avec accoudoirs (aide au lever)
Rehausseur WC si besoin
• Réduction des efforts :
Objets usuels à portée de main
Pas d'étagères hautes
Tabouret dans douche
Barres d'appui salle de bain
Poignées facilement préhensibles
• Organisation optimisée :
Éviter allers-retours inutiles
Ranger par zones d'utilisation
Chariot à roulettes pour transporter
Outils ergonomiques (ouvre-bocaux, et cetera)
• Confort articulaire :
Bon matelas (ni trop mou ni trop dur)
Coussins de soutien
Tapis antidérapants
Bon éclairage (éviter chutes)
• Température :
Maintien chaleur si arthrose
Éviter courants d'air
Chauffage suffisant
Adaptation des Gestes Quotidiens
Protection articulaire :
• Postures :
Dos droit autant que possible
Plier genoux pour ramasser (pas le dos)
Porter près du corps
Éviter torsions du tronc
Changer régulièrement de position
• Techniques économes :
Pousser plutôt que tirer
Utiliser les deux mains
Rouler plutôt que soulever
Surfaces glissantes pour déplacer objets
• Aides techniques :
Pinces de préhension longues
Enfile-boutons, chausse-pieds
Couverts ergonomiques
Ouvre-bocaux automatiques
Caddie à roulettes
• Habillement :
Vêtements faciles à enfiler
Velcros plutôt que boutons si dextérité réduite
Chaussures sans lacets (scratchs, élastiques)
Chausse-pied long
• Hygiène :
Douche plutôt que bain (plus facile)
Siège de douche
Douchette à main
Tapis antidérapant
Barre d'appui
Planification des Activités
Garder une vie sociale et des loisirs :
• Adapter, ne pas renoncer :
Sorties plus courtes mais régulières
Activités assises (théâtre, cinéma, restaurant)
Visites chez soi si déplacements difficiles
Clubs, associations adaptés
• Choisir moments favorables :
Généralement milieu/fin de matinée
Après prise d'antalgiques si besoin
Éviter heures de forte douleur
• Préparer sorties :
Vérifier accessibilité (parking proche, ascenseur, et cetera)
Prévoir pauses
Ne pas hésiter à utiliser aides (canne, fauteuil roulant si besoin)
Informer accompagnants de ses limites
• Accepter compromis :
Partir plus tôt que prévu si fatigue
Déléguer certaines tâches
Demander de l'aide sans culpabilité
• Maintenir hobbies :
Lecture
Mots croisés, jeux de société
Musique
Jardinage adapté
Travaux manuels légers
Peinture, dessin
Tout ce qui maintient le moral et l'engagement
3. Bouger Malgré la Douleur
L'activité physique guérison douce et adaptée aide à réduire certaines douleurs et prévenir le déconditionnement.
Pourquoi Bouger Est Essentiel
Bénéfices prouvés :
• Réduction de la douleur :
Libération endorphines (antalgiques naturels)
Désensibilisation progressive
Amélioration circulation
Réduction inflammation
• Maintien capacités physiques :
Prévention fonte musculaire
Préservation mobilité articulaire
Force et équilibre maintenus
Autonomie préservée
• Bienfaits psychologiques :
Humeur améliorée
Sentiment de contrôle retrouvé
Estime de soi renforcée
Meilleur sommeil
Réduction anxiété/dépression
• Prévention complications :
Risque cardiovasculaire réduit
Ostéoporose prévenue
Chutes moins fréquentes
Poids maîtrisé
Craintes à dépasser :
• « J'ai peur d'aggraver » → mouvement adapté ne détériore pas
• « Ça va faire mal » → temporairement peut-être, mais bénéfique à terme
• « Je suis trop fatigué » → l'activité donne de l'énergie
• « C'est trop tard » → jamais trop tard pour bouger
Activités Physiques Adaptées
Activités recommandées :
• Marche :
Accessible à presque tous
Commencer 5-10 min/jour
Augmenter progressivement
Terrain plat au début
Bâtons de marche nordique (aide équilibre, soulage articulations)
En intérieur (centre commercial) si météo défavorable
• Aquagym, natation :
Portance de l'eau soulage articulations
Résistance douce renforce muscles
Température chaude apaisante
Mouvements facilités
Adapté arthrose, fibromyalgie
• Gymnastique douce, stretching :
Cours adaptés seniors
Amplitude articulaire maintenue
Assouplissement progressif
Renforcement doux
• Tai chi, qi gong :
Mouvements lents et contrôlés
Équilibre, coordination
Dimension méditative (gestion stress)
Très adapté douleurs chroniques
Nombreuses études positives
• Yoga doux, yoga sur chaise :
Postures adaptées
Respiration
Relaxation
Souplesse et force
• Vélo, vélo d'appartement :
Pas d'impact au sol
Adapté genoux arthrosiques
Cardio doux
• Exercices à domicile :
Programmes personnalisés kiné
Vidéos adaptées
Élastiques, petits poids
Exercices au sol (avec tapis)
Comment commencer :
1. Avis médical : toujours consulter avant
2. Professionnel adapté : kiné, éducateur APA
3. Très progressif : 5 min → 10 min → 15 min sur plusieurs semaines
4. Régularité : 3-5 fois/semaine mieux que 1 fois longtemps
5. Écoute du corps : douleur tolérable OK, aiguë = STOP
6. Adapter selon jours : version douce les mauvais jours
7. Patience : bénéfices après 4-8 semaines
Gérer la Douleur Pendant L'exercice
Avant l'activité :
• Échauffement doux 5-10 min
• Antalgique si prescrit (30-60 min avant)
• Chaleur locale si arthrose (douche chaude, bouillotte)
Pendant l'activité :
• Douleur légère acceptable (3-4/10)
• Douleur forte (> 5/10) = réduire intensité ou arrêter
• Respiration régulière
• Pauses si besoin
• Hydratation
Après l'activité :
• Retour au calme progressif
• Étirements doux
• Glace si inflammation (15-20 min)
• Repos
• Normal d'avoir courbatures lendemain (si modérées)
Principe de la règle des 2 heures :
• Si douleur augmentée > 2h après activité → trop intense
• Réduire durée ou intensité prochaine fois
• Ajuster progressivement
4. Gestion Émotionnelle et Mentale
La dimension psychologique de la gestion douleur chronique est aussi importante que les aspects physiques.
Acceptation et Adaptation
Processus d'acceptation :
• Ne signifie PAS résignation
• Accepter ≠ aimer la situation
• C'est reconnaître la réalité pour mieux agir
Étapes fréquentes :
1. Déni, choc
2. Colère, révolte
3. Marchandage (« si je fais ça, ça ira mieux »)
4. Tristesse, dépression
5. Acceptation, adaptation
• Pas linéaire, va-et-vient possible
• Normal et légitime
• Accompagnement psychologique aide
Adaptation constructive :
• Identifier ce qui reste possible
• Se fixer objectifs réalistes
• Célébrer petites victoires
• Redéfinir son identité au-delà de la douleur
• Trouver nouveau sens, nouveaux plaisirs
Techniques de Gestion du Stress et Relaxation
Respiration :
• Cohérence cardiaque (5 min, 3x/jour)
• Respiration abdominale
• Réduit stress et tension musculaire
• Outil disponible partout
Relaxation musculaire progressive (Jacobson) :
• Contracter puis relâcher chaque groupe musculaire
• Prend conscience des tensions
• Apprend à relâcher
• 15-20 min/jour
Méditation de pleine conscience :
• Observer sensations sans jugement
• Accepter la douleur sans lutter
• Réduire catastrophisme
• Applications guidées disponibles
• Programmes MBSR (réduction stress)
• Études montrent efficacité douleur chronique
Visualisation, imagerie mentale :
• Imaginer lieux agréables, apaisants
• Visualiser la douleur qui diminue
• Créer « refuge mental »
Hypnose :
• Auto-hypnose ou avec thérapeute
• Efficace pour certaines douleurs
• Modification perception
Distraction :
• Activités absorbantes
• Loisirs, passions
• Vie sociale
• Détourne attention de la douleur
Restructuration Cognitive
Pensées automatiques négatives fréquentes :
• « C'est insupportable »
• « Ça ne s'améliorera jamais »
• « Je ne peux plus rien faire »
• « C'est de ma faute »
• « Les autres ne comprennent pas »
Ces pensées amplifient la souffrance
Technique de restructuration (TCC) :
1. Identifier la pensée
2. Examiner les preuves : est-ce vraiment vrai ?
3. Reformuler de façon réaliste :
« C'est difficile mais je trouve des stratégies »
« Certains jours sont meilleurs »
« Je peux encore faire certaines choses »
« C'est une maladie, pas ma faute »
« Certains comprennent, je peux trouver du soutien »
4. Observer l'effet sur émotions et douleur
• Psychologue TCC peut guider
• Carnet de pensées utile
5. se Faire Accompagner Médicalement
Une prise en charge médicale globale et multidisciplinaire améliore significativement la qualité de vie douleur.
L'équipe Pluridisciplinaire
Médecin traitant :
• Coordination des soins
• Prescriptions de base
• Orientation vers spécialistes
• Suivi global
• Écoute et soutien
Médecin de la douleur (algologue) :
• Évaluation spécialisée
• Traitements spécifiques
• Ajustement thérapeutique
• Techniques interventionnelles si besoin
Rhumatologue, neurologue (selon cause) :
• Diagnostic précis
• Traitement de la pathologie causale
• Suivi évolution
Kinésithérapeute :
• Rééducation
• Exercices adaptés
• Techniques manuelles
• Éducation thérapeutique
• Massages, physiothérapie
Psychologue :
• Gestion émotionnelle
• TCC, ACT
• Soutien moral
• Travail sur acceptation
Ergothérapeute :
• Aménagements domicile
• Aides techniques
• Réentraînement activités quotidiennes
Éducateur APA :
• Programme exercices personnalisé
• Encadrement activité physique
• Motivation
Autres :
• Diététicien (si poids problématique)
• Assistant social (aides, droits)
• Infirmier (soins, éducation)
• Sophrologue, hypnothérapeute
Centres de la Douleur
Qu'est-ce que c'est ?
• Structures hospitalières spécialisées
• Équipes pluridisciplinaires dédiées
• Prise en charge globale
• Présents dans toute la France
Pour qui ?
• Douleurs chroniques rebelles
• Échec traitements habituels
• Impact important qualité de vie
• Besoin évaluation approfondie
• Orientation par médecin traitant
Qu'y fait-on ?
• Consultation initiale longue (1h+)
• Évaluation multidimensionnelle
• Proposition plan personnalisé
• Éducation thérapeutique
• Programmes de réhabilitation
• Techniques spécifiques (blocs, neurostimulation, et cetera)
• Suivi régulier
Délais :
• Variables selon centres
• Parfois plusieurs mois d'attente
• S'inscrire tôt
• Ne pas hésiter à consulter
Trouver un centre :
• Site de la SFETD (Société Française d'Étude et de Traitement de la Douleur)
• Demander à son médecin
Traitements Médicamenteux et Non Médicamenteux
Médicaments :
• Antalgiques classiques :
Paracétamol (palier 1)
Opioïdes faibles/forts (paliers 2-3)
Utilisation raisonnée chez seniors
Effets secondaires à surveiller
• Anti-inflammatoires (AINS) :
Efficaces mais risques chez seniors (rein, estomac, cœur)
Durée limitée
Surveillance
• Douleurs neuropathiques :
Antiépileptiques (gabapentine, prégabaline)
Antidépresseurs (amitriptyline, duloxétine)
Patches de lidocaïne
• Autres :
Relaxants musculaires
Corticoïdes (ponctuel)
Applications locales (crèmes, patchs)
Important :
• Pas d'automédication
• Respect doses et durées
• Signaler effets secondaires
• Réévaluation régulière
• Polymédication à éviter
Techniques non médicamenteuses :
• Physiothérapie :
Chaleur (arthrose)
Froid (inflammation)
TENS (neurostimulation électrique transcutanée)
Ultrasons
• Infiltrations :
Corticoïdes locaux
Acide hyaluronique (articulations)
Soulagement temporaire
• Acupuncture :
Efficacité variable
Peu d'effets secondaires
À essayer
• Thérapies manuelles :
Ostéopathie
Chiropractie
Massages
• Techniques interventionnelles (si autres échecs) :
Blocs nerveux
Radiofréquence
Neurostimulation médullaire
Pompes intrathécales
Réservées à cas sélectionnés
6. Soutien Social et Entourage
Ne pas rester isolé est crucial pour vivre avec douleurs chroniques.
Communiquer avec Ses Proches
Difficultés fréquentes :
• Douleur invisible
• Incompréhension (« tu as toujours mal ? »)
• Sentiment d'être un fardeau
• Culpabilité
• Retrait pour ne pas ennuyer
Comment mieux communiquer :
• Expliquer clairement :
Nature de la douleur
Impact sur quotidien
Jours avec/sans
Limitations
• Exprimer besoins :
Type d'aide souhaité
Moments difficiles
Ce qui soulage
• Dire aussi ce qu'on peut faire :
Capacités préservées
Envie de participer
Garder rôle actif
• Accepter l'aide :
Sans culpabilité
Réciprocité possible autrement
Remercier
• Partager aussi les bons moments :
Ne parler que de douleur isole
Garder autres sujets
Rire ensemble
Projets communs adaptés
Groupes de Soutien et Associations
Bénéfices :
• Rencontrer personnes dans même situation
• Se sentir compris
• Partager expériences, astuces
• Sortir de l'isolement
• Information sur droits, aides
• Activités adaptées
Où trouver :
• Associations de patients (selon pathologie)
• Groupes dans centres douleur
• Réseaux sociaux, forums en ligne
• Mairies, CCAS
• Mutuelles
Formats :
• Groupes de parole
• Ateliers pratiques (relaxation, activité physique)
• Sorties, activités culturelles
• Permanences d'information
• Rencontres individuelles
En ligne :
• Forums spécialisés
• Groupes Facebook
• Permet échanges même si mobilité réduite
• Attention aux informations : vérifier sources
Soutien aux Aidants
L'entourage aussi souffre :
• Fatigue
• Sentiment d'impuissance
• Frustration
• Inquiétude
• Charge mentale et physique
Important pour les aidants :
• Prendre soin de soi
• S'accorder pauses
• Demander aide extérieure
• Groupes de soutien aidants
• Formation aidants
• Reconnaissance de leur rôle
Ressources :
• Plateformes d'accompagnement aidants
• Répit (accueil de jour, séjours temporaires)
• Aides financières possibles
• Psychologue
7. Droits et Aides Disponibles
Plusieurs dispositifs peuvent soutenir les personnes vivant avec des douleurs chroniques.
Reconnaissance du Handicap
Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) :
• RQTH (Reconnaissance Qualité Travailleur Handicapé) :
Si encore en activité
Aménagements poste
Aides à l'emploi
• AAH (Allocation Adulte Handicapé) :
Si incapacité de travailler
Ressources limitées
Taux d'incapacité ≥ 80% ou 50-79% + restriction substantielle emploi
• PCH (Prestation Compensation Handicap) :
Aide humaine
Aides techniques
Aménagement logement/véhicule
Avant 60 ans OU handicap avant 60 ans
• Carte Mobilité Inclusion (CMI) :
Stationnement
Priorité
Invalidité
Dossier MDPH :
• Formulaire + certificat médical
• Délais traitement 4-6 mois
• Commission décisionnelle
• Recours possible si refus
Aides Spécifiques Seniors
APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) :
• À partir de 60 ans
• Selon degré de dépendance (GIR 1-4)
• Aide humaine
• Aides techniques
• Aménagement domicile
• Demande au CCAS ou Conseil Départemental
Aides ménagères :
• Services d'aide à domicile
• Ménage, courses, repas
• Tarifs selon ressources
• CCAS, caisses retraite, mutuelles
Téléassistance :
• Bracelet/médaillon d'urgence
• Sécurité à domicile
• Prise en charge partielle possible
Portage repas :
• Si difficulté à cuisiner
• Tarif social possible
Transports :
• Services de transport adapté
• Accompagnement consultations médicales
• Selon départements
Autres Aides et Démarches
Caisses de retraite :
• Aides au logement
• Aides techniques
• Séjours de répit
• Contact conseiller retraite
Mutuelles :
• Forfaits prévention
• Aides optique, dentaire, audioprothèses
• Cures thermales
• Médecines douces
• Vérifier contrat
Action Logement (ex 1% patronal) :
• Aides pour travaux adaptation
• Si salarié ou retraité récent
ANAH (Agence Nationale Habitat) :
• Subventions travaux amélioration
• Adaptation handicap/vieillissement
• Selon ressources
Déductions fiscales :
• Emploi à domicile (crédit d'impôt 50%)
• Frais d'hébergement EHPAD
• Dépenses de santé (si dépassement)
Où se renseigner :
• CCAS (Centre Communal Action Sociale)
• CLIC (Centre Local Information Coordination gérontologique)
• France Services
• Assistante sociale hôpital/clinique
• Conseiller caisse retraite
La douleur chronique se gère mieux lorsqu'on n'est pas seul.
Une approche globale, un entourage bienveillant et des professionnels compétents font toute la différence pour retrouver une qualité de vie acceptable.
FAQ
Oui, absolument.
Grâce à des stratégies adaptées (gestion de l'énergie, aménagements du domicile, activité physique douce progressive) et un accompagnement pluridisciplinaire (médecins, kinés, psychologues), il est possible de réduire significativement l'impact de la douleur sur la vie quotidienne.
L'objectif n'est pas forcément de supprimer totalement la douleur, mais d'apprendre à vivre avec elle sans qu'elle ne dicte chaque aspect de votre existence.
De nombreuses personnes parviennent à retrouver une qualité de vie satisfaisante.
Oui, avec des activités adaptées et une progression très douce.
Le repos prolongé et l'immobilité aggravent généralement la douleur chronique en provoquant raideur, fonte musculaire et déconditionnement.
L'activité physique douce (marche, aquagym, tai chi, yoga adapté, gymnastique douce) libère des endorphines naturelles, maintient la mobilité et améliore l'humeur.
L'important est de commencer très progressivement (5-10 minutes), d'augmenter par paliers, et d'accepter qu'une légère douleur pendant l'exercice (3-4/10) soit normale.
Un kinésithérapeute ou éducateur en Activité Physique Adaptée peut vous guider.
Commencez par votre médecin traitant qui coordonnera les soins et vous orientera.
En cas de douleur rebelle ou d'impact important sur votre qualité de vie, une consultation dans un centre de la douleur (structure hospitalière spécialisée avec équipe pluridisciplinaire) est recommandée.
L'équipe idéale comprend : médecin algologue, kinésithérapeute, psychologue, parfois ergothérapeute et éducateur en activité physique adaptée.
Un rhumatologue ou neurologue peut aussi être consulté selon la cause.
N'hésitez pas à demander de l'aide : la douleur chronique se gère mieux avec un accompagnement spécialisé.
Commentaires (0)
Soyez le premier a laisser un commentaire.